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BALZAC

(par de petites portes)

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Tours

BALZAC AU CENTRE ou quand le territoire est parsemé de romans (biographies parallèles)

Julien Gracq dans ses Lettrines 2 annonce :

comme la Touraine est balzacienne

Elargissons le dit de Gracq à la région Centre : ajoutons au Lys dans la vallée, au Curé de Tours, à La Grenadière, à L’Illustre Gaudissart – les tourangeaux – ajoutons donc la berrichonne Rabouilleuse, la Sancerroise Muse du département, les Vendômois Louis Lambert & Grande Bretèche

Le territoire est parsemé de romans !

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Balzac et Rabelais (et Tours)

Balzac aimait bien Rabelais, il le cite, y fait référence, va jusqu’à reprendre le pseudo de l’écrivain de la Renaissance (Alcofribas) pour signer un article de journal. En hommage (?) Balzac écrit dans les années 1830 une série de contes écrits en simili-ancien-français : Les Contes drôlatiques (encore une référence à Rabelais, aux Songes drôlatiques (mais qui ne seraient en fait pas de Rabelais)). C’est grivois, c’est pas facile à lire, et ça se passe pas mal en Touraine.

Tours ha été et sera touiours les pieds dedans la Loire, comme une jolie fille qui se baigne et joue avecque l’eaue, faisant flic flac en fouettant les ondes avecque ses mains blanches; car ceste ville est rieuse, rigolleuse, amoureuse, fresche, fleurie, perfumée mieux que toutes les aultres villes du monde qui ne sont pas tant seullement dignes de lui paigner ses cheveulx, ni de luy nouer sa saincture…

Contes drôlatiques , L’Apostrophe

Des villes : TOURS – Le Curé de Tours

« Jadis, il existait dans le Cloître, du côté de la Grand’rue, plusieurs maisons réunies par une clôture, appartenant à la Cathédrale et où logeaient quelques dignitaires du Chapitre. Depuis l’aliénation des biens du clergé, la ville a fait du passage qui sépare ces maisons une rue, nommée rue de la Psalette, et par laquelle on va du Cloître à la Grand’rue. Ce nom indique suffisamment que là demeurait autrefois le grand Chantre, ses écoles et ceux qui vivaient sous sa dépendance. Le côté gauche de cette rue est rempli par une seule maison dont les murs sont traversés par les arcs-boutants de Saint-Gatien qui sont implantés dans son petit jardin étroit, de manière à laisser en doute si la Cathédrale fut bâtie avant ou après cet antique logis. Mais en examinant les arabesques et la forme des fenêtres, le cintre de la porte, et l’extérieur de cette maison brunie par le temps, un archéologue voit qu’elle a toujours fait partie du monument magnifique avec lequel elle est mariée. Un antiquaire, s’il y en avait à Tours, une des villes les moins littéraires de France, pourrait même reconnaître, à l’entrée du passage dans le Cloître, quelques vestiges de l’arcade qui formait jadis le portail de ces habitations ecclésiastiques et qui devait s’harmonier au caractère général de l’édifice. »

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