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(par de petites portes)

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Le Lys dans la vallée

Les paysages du Lys (Christian GARCIN et Le Lys dans la vallée)

 

Ce texte a fait partie de l’exposition « Le paysage, mots pour mots » organisée avec la bibliothèque municipale de Grenoble au Musée de Grenoble du 16 septembre au 16 octobre 2016, dans le cadre de « Paysage -> Paysages », ensemble de manifestation autour du paysage organisées par le Laboratoire, et portées par le département de l’Isère. Lire la suite

Balzac et Sainte-Beuve

Une inimitié à l’origine du Lys dans la vallée

Si Le Lys dans la vallée est considéré par certains comme étant la rançon du Père Goriot -où l’on reprochait à Balzac d’avoir accordé trop de place à l’adultère ; dans une des préfaces du Père Goriot, il annonce qui fera le portrait « d’une femme vertueuse par goût » pour répondre aux demandes de ses lectrices-, la genèse du roman est surtout liée à Volupté écrit par Charles-Augustin Saint-Beuve et publié en 1834.

 Balzac a eu un pire ennemi littéraire : Sainte-Beuve.

Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), critique littéraire sans concession et écrivain de romans et autres genres de textes.

Pour Balzac, les a priori sont plutôt bons,

au début  il fait des éloges,

Sainte-Beuve qui, personnellement m’est inconnu, est le modèle du critique consciencieux”. (l. à F. Buloz, 22 (?) août 1832),

cela ne va pas durer et leur relation va rapidement tourner au vinaigre.

Après la lecture de Volupté (paru donc en 1834) il note à Mme Hanska une impression mitigée :

Il a paru un livre très beau pour certaines âmes souvent mal écrit, faible, lâche, diffus, que tout le monde a proscrit, mais que j’ai lu courageusement et ou il y a de belles choses. C’est Volupté par S[ain]te-Beuve. […]Il y a dans ce livre de belles phrases, de belles pages ; mais rien. C’est le rien que j’aime, le rien qui me permet de m’y mêler.”

Balzac s’y mêle un peu trop, peut-être.

Et de son côté, Sainte-Beuve devient incendiaire dans les critiques des romans de Balzac, qui n’apprécie guère. Jules Sandeau (proche très très proche de l’écrivain tourangeau) aurait raconté à Sainte-Beuve, que Balzac, furieux que ce dernier ait écrit un article peu élogieux sur La Recherche de l’absolu, a jeté la revue en disant :

« Il me le paiera ; je lui passerai ma plume au travers du corps. Je referai Volupté. » (préface au livre de poche par G.Seisinger)

Et c’est ainsi que Balzac se lance dans son remake de Volupté : Le Lys dans la vallée.

L’inimitié entre les deux auteurs va perdurer, s’envenimer de petites phrases.

Sainte-Beuve refuse de manger le sel  avec Balzac chez Marie d’Agoult en 1841 car :

[…] manger le sel avec lui, c’est tout autre chose que de le rencontrer, c’est lui serrer la main, c’est abjurer, avouer les torts, c’est promettre de n’en plus avoir. Grâce, grâce pour cela, je ne suis pas si bon, si chrétien ». (Sainte-Beuve à Marie d’Agoult, 1841)

Balzac de son côté sort de la sphère privée et va jusqu’à évoquer les faiblesses d’écriture de son rival dans sa nouvelle Un Prince de la bohême (1840) :

– Ah ! ça, mon cher Nathan, quel galimatias (ndr : discours inintelligible) me faites-vous là ? demanda la marquise étonnée.

– Madame la marquise, répondit Nathan, vous ignorez la valeur de ces phrases précieuses, je parle en ce moment le Sainte-Beuve, une nouvelle langue française.

Puis toujours le même, enfonçant les mots

trop faux où la pensée [de Sainte-Beuve] est à l’état de germe, et qui le constituent l’inventeur du têtard littéraire: quel autre nom donner à ses embryons d’images flottant sur une mare de mots ? » (Revue parisienne, 1840)

ré-enfonçant sa plume dans l’ennemi :

La muse de M. Sainte-Beuve est de la nature des chauves-souris et non de celle des aigles. […] Sa phrase molle et lâche, impuissante et couarde, côtoie les sujets, se glisse le long des idées, elle en a peur ; elle tourne dans l’ombre comme un chacal”(Revue parisienne, 1840).

la tournant bien profond dans le corps de son ennemi, variant un peu

Cet écrivain à tentatives malheureuses compte peu de lecteurs chez nous. Il continue donc avec intrépidité le système littéraire auquel nous devons déjà des pages où l’ennui se développe par une variété de moyens dont il faut lui savoir gré. C’est un travail gigantesque que celui de varier l’ennui (Balzac, Lettres sur la littérature, le théâtre et les arts. II. Sur M. Sainte-Beuve à propos de Port-Royal », Revue parisienne, 25 août 1840).

Utilisant l’image du peintre

« M. Sainte-Beuve ressemble à un peintre fou qui voudrait nous faire prendre sa palette pour un tableau » (Balzac, Lettres sur la littérature, le théâtre et les arts. II. Sur M. Sainte-Beuve à propos de Port-Royal », Revue parisienne, 25 août 1840).

Quant

(car il y a un ‘quant’)

quant au Charles-Augustin,

Il n’est pas en reste, il charge  Balzac lui aussi :

« Quand je songe à cette quantité de mauvais romans par où il a commencé et par où il a fini, je ne puis m’empêcher de dire : Il a fallu au plus fécond de nos romanciers un fumier plus haut que cette maison pour qu’il y poussât quelques fleurs délicates, maladives et rares ; et maintenant qu’il n’y a plus de fleurs et qu’il n’en poussera plus, le fumier monte, monte toujours”. (Portrait littéraire, 1844)

Mais,

(car il y a ‘mais’)

les critiques de l’un de l’autre ne sont pas aussi tranchées qu’elles peuvent le paraître, Balzac reconnait donc quelques extraits de grâce dans Volupté, Sainte-Beuve admet chez Balzac, que…

Il y a toujours à distinguer, pour ne pas être dupe, entre l’école des vrais grands esprits et l’école des grands farceurs. Le mot est lâché. Balzac me paraît avoir été à cheval entre les deux. La part du charlatan qui s’exalte et qui se prend au sérieux est considérable en lui à côté de la vraie veine du talent.” (Sainte-Beuve dans Port Royal)

Et puis, avec Le Lys, Balzac à peut-être élargit le cercle de lecteurs de Volupté. Et permet à ce roman de connaitre une postérité peut-être immérité.

Contrairement à Balzac qui n’y entra jamais, Sainte-Beuve fut élu à l’Académie française le 14 mars 1844 en remplacement de Casimir Delavigne ; Victor Hugo qui, dit-on, vota onze fois contre lui, le reçut le 27 février 1845, et dans sa réponse, oublia de faire l’éloge du récipiendaire. Hum … hum …. Il faut dire que Sainte-Beuve avait été l’amant de sa femme Adèle … hum … hum …, même si lui (Victor Hugo) à ce moment (1830’) se tournait vers Juliette Drouet … hum … hum …. Il semble que Balzac aie assisté à cette cérémonie d’intronisation (ou d’ironisation).

Brève correspondance avec David Marsac, éditeur de BALZAC REVIENT de Kol Osher, paru aux Éditions Les doigts dans la prose, 2010.

— Mesdames et messieurs, fermez les yeux un court instant. Imaginez ce bureau d’écrivain. L’été se heurte aux murs épais du château de Monsieur de Margonne. Balzac s’endort à sa table de travail, le vin d’Anjou, le Nil en cru, Moïse flottant dans son panier d’osier. Sa plume est au repos, mâchouillée, tachée d’encre. Son esprit plane dans la touffeur du soir. (« Qu’est-ce qui faut pas entendre. ») Il pense aux personnages accumulés en tas dans les coulisses de ses romans, assoiffés, racornis, exsangues, au bord de l’évanouissement. Comment trier ? S’y reconnaître ? Qui faire entrer ? Sera-t-elle blonde ou rousse l’élue du jour ? Rien n’est gagné d’avance. Quatre mille personnages, ça fait du monde dans les couloirs… La visite maintenant se termine, ce bureau d’écrivain, un homme original immense, poli par les grasses mains du temps, qui l’étreignent, vous l’empoignent, tenez-le bien qu’il ne s’échappe, toussote-t-elle, index entre les dents…
Chapitre 2, p.28-29

 

12 décembre 2010

Cher David,

Oui, je connais ce livre que vous avez publié ; je l’ai lu il y a quelques temps déjà. Je pourrais presque dire dévoré, ce qui est de bon augure, ne dévorant pas grand chose en ce moment.
Je ne suis pas forcément un bon critique littéraire c’est pourquoi je vais être assez succinct. Deux choses m’ont gênées : certains passages un peu gratuitement familiers et ce qui me semble être des approximations sur Balzac (les inventions et digressions par rapport à sa vie et son œuvre ne m’ont pas gêné par contre).
Et aussi une certaine vision de la visite guidée un peu datée. On ne les fait plus comme cela depuis quelques années.

Tout ça pour dire que c’est un très beau livre (objet et texte), l’idée est originale et j’aime beaucoup le style. Je comptais éventuellement faire un jour un petit billet où j’aurais dit tout cela.

Bien cordialement,

N. G.
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13 décembre 2010

Quelle bonne surprise, cher Nathanaël,

Je vous remercie de vos remarques sur notre deuxième livre, et de votre appréciation.

Ce livre est un hommage à Balzac et à une forme de culture commune, façon jeu des Mille francs, à l’époque où la France entière se tenait derrière Lucien Jeunesse, un peu avant midi. Et la visite du Musée, elle aussi désuète dans le livre, appartient à ce registre et n’entend pas dire la réalité du musée, plutôt signaler la nostalgie d’un âge passé.

Merci de votre courriel et de votre lecture.

David Marsac
————– Lire la suite

Parler aux femmes (extraits de la méthode Balzac)

tu vois, tu aurais pu leur dire bien des choses en somme

— Cessez, madame,  je ferai tout ce que vous voudrez. Je me jetterais à l’instant dans l’Indre, si je pouvais ainsi vous rendre à une vie heureuse. La seule chose que je ne puisse refaire est mon opinion, rien n’est plus fortement tissu en moi. Je vous donnerais ma vie, je ne puis vous donner ma conscience

à ces dames

— Mais parlons-en ! lui répondis-je avec une exaltation causée par une douleur surhumaine. Il s’agit de tout moi-même, de ma vie inconnue, d’un secret que vous devez connaître ; autrement je mourrais de désespoir ! Ne s’agit-il pas aussi de vous, qui, sans le savoir, avez été la Dame aux mains de laquelle reluit la couronne promise aux vainqueurs du tournoi.

des mots doux Lire la suite

Balzac et les sources d’inspiration

– Mon cher ami, dit madame de la Baudraye en tirant un manuscrit de dessous l’oreiller de sa causeuse, me pardonnerez-vous, dans la détresse où nous sommes, d’avoir fait une nouvelle de ce que vous nous avez dit, il y a quelques jours.

– Tout est de bonne prise dans le temps où nous sommes ; n’avez-vous pas vu des auteurs qui, faute d’inventions, servent leurs propres coeurs et souvent celui de leurs maîtresses au public ! On en viendra, ma chère, à chercher des aventures moins pour le plaisir d’en être les héros, que pour les raconter.

Un Prince de la Bohême

Balzac a écrit énormément, certes les fameux 17 volumes de sa Comédie humaine rédigés en moins de 20 ans. Mais Balzac a aussi écrit de nombreux articles dans les journaux autour de 1830, articles souvent signés de pseudonymes. Et Balzac a aussi produit une dizaine de pièces de théâtre. Et puis il y a les œuvres de jeunesses, une dizaine d’ouvrages supplémentaires et aussi les contes drolatiques et… . Au final, plusieurs milliers de pages, donc, écrites en une petite trentaine d’années. On peut se demander alors d’où vient l’inspiration si fertile du sieur Balzac ? Lire la suite

Balzac et Laure de Berny

Elle a été une mère, une famille, un ami, un conseil ; elle a fait l’écrivain, elle a consolé le jeune homme, elle a créé le goût…

(lettre à Mme Hanska,  juillet 1837)

Mme de Berny (1777-1836) une des femmes de la vie de Balzac ; est une des femmes les plus importantes de la vie de Balzac ; est peut-être la femme la plus importante de la vie de Balzac. Lorsque Laure de Berny et Honoré se rencontrent, lui a à peine 20 ans passés, elle déjà presque … 45 ans. A cette époque, la famille de Balzac et la famille de Berny sont voisines à Villeparisis. C’est une femme bien placée, son mari est conseiller à la cour, elle-même est la fille du professeur de harpe de la reine Marie-Antoinette, filleule de cette même reine et du roi qui va avec (Louis XVI, donc). Le jeune Balzac entre donc dans sa vie, d’abord comme précepteur de ses filles, puis il devient un amant de plus en plus pressant ; elle se refuse d’abord au jeune homme, le trouvant trop jeune, notamment. Elle cèdera pour devenir l’amante la plus importante du futur écrivain, écrivain qu’elle contribue à façonner par ses conseils, elle est aussi la figure maternelle qui a manqué à Balzac (elle a 1 ans de plus que Mme de Balzac mère). Et il l’appelle Laure (son prénom usuel est Antoinette, mais Balzac aime l’appeler par son 2è prénom : Laure. Laure, un des prénoms de sa mère, le prénom de sa sœur bien aimée) ; il l’appelle la Dilecta (« l’aimée » en latin) . Il va chez elle à La Bouleaunière près de Nemours. Il l’amène à Saint-Cyr-sur-Loire en Touraine dans une maison nommée la  Grenadière (le roman La Grenadière évoque cette maison à flanc de coteau, avec une belle vue sur la Loire) en 1830 ; de là ils partent pour Le Croisic (à l’époque la Loire se remontait (et se redescendait) en bateau). Il lui dédie Louis Lambert (Et nunc et semper dilectae dicatum / A la chère entre toutes et maintenant et toujours). Enfin, il s’inspire d’elle (et de leur relation) pour camper Mme de Morsauf (et l’intrigue) du Lys dans la vallée, un des (le ?) dernier roman de Balzac qu’elle lit puisque qu’elle meurt l’année même de la parution de ce roman.

Balzac et ses romans évoquant la Touraine

Ne me demandez plus pourquoi j’aime la Touraine ? je ne l’aime ni comme on aime son berceau, ni comme on aime une oasis dans le désert; je l’aime comme un artiste aime l’art; je l’aime moins que je ne vous aime, mais sans la Touraine, peut-être ne vivrais-je plus.

Le Lys dans la vallée

Après Paris, la Touraine et ses environs (Saumur, Issoudun, Sancerre et Vendôme) est la région où Balzac situe le plus de ses romans. Cet ensemble représente une dizaine de romans. Et encore, sans compter ceux qui évoquent la Touraine à un moment ou l’autre comme La Peau de chagrin, La femme de trente ans ou encore  César Birotteau (liste non exhaustive) …Touraine natale et Touraine désirée, luxe, calme et volupté avant l’heure, sans doute. Des romans en Touraine et pas des moindres, Le Lys dans la vallée par exemple, dont pratiquement toute l’action se déroule sur la commune de Saché, dans les petits châteaux environnants, et se terminant même dans la chambre que Balzac occupait lors de ses séjours chez ses hôtes M. et Mme de Margonne (voir…). Le curé de Tours aussi dans lequel l’abbé Birotteau roule sur les pavés (mouillés) des alentours du cloître de la Psalette et de la cathédrale Saint-Gatien.

Moins connus mais tout aussi tourangeaux sont La Grenadière, petite maison sur la commune de Saint-Cyr-sur-Loire et qui offre un panorama sur la Loire et sur la « Capitale » riveraine : La Grenadière est une petite habitation située sur la rive droite de la Loire, en aval et à un mille environ du pont de Tours. En cet endroit, la rivière, large comme un lac, est parsemée d’îles vertes et bordée par une roche sur laquelle sont assises plusieurs maisons de campagne, toutes bâties en pierre blanche, entourées de clos de vigne et de jardins où les plus beaux fruits du monde mûrissent à l’exposition du midi. Balzac connaît bien cette maison, une de ses chimères, qu’il aurait aimé un temps acheter et où il passa quelques semaines avec sa première amante Mme de Berny. Et L’Illustre Gaudissart, fable drolatique et physiologie d’un commis voyageur roublard pris à son propre jeu par les Vouvrillons (habitants de Vouvray).

Et autour, comme un second cercle ou un petit encadré géo-littéraire de personnages romanesques : Eugénie Grandet à Saumur : Louis Lambert à Vendôme : La Muse du département à Sancerre : La Rabouilleuse à Issoudun.

Balzac et quelques lieux où

Quelques lieux ont compté pour Honoré de Balzac. Voici, histoire de mettre quelques images sur des topo-nymie.

Donc il y a la maison la plus connue, celle de la rue Basse à Passy (aujourd’hui rue Raynouard dans le 16e arrondissement de Paris), ses 2 portes pour échapper, dit-on, aux créanciers, sa Mme de Brugnol (gouvernante, prête-nom et amante perfide), ses mots de passe (3 couches à  dire à 3 employés différents, dixit T. Gautier).

En Touraine, le château de Saché comme lieu de repli pour trouver le calme et s’éloigner de l’agitation parisienne.

En Touraine encore, la chimère Montcontour pour y passer quelques mois chaque année avec Mme Hanska.

Si Montcontour reste à l’état de rêve, La Grenadière se situera entre le rêve (de l’acheter) et la réalité (puisque l’écrivain y passe quelques semaines en location avec Mme de Berny).

Frapesle aussi, chateau de l’amie fidèle Zulma Carraud à Issoudun, où Balzac écrit une partie du Lys dans la vallée et dont il réutilise le nom dans le même roman pour loger M. de Chessel et Félix de Vandenesse.

Et, sur la fin,

le château de Mme Hanska et ses quelques 20 000 ha de terres autour. Tout près de Kiev, en Pologne alors, en Ukraine aujourd’hui. Transformé en Lycée agricole apparemment, on y visite les quelques pièces de l’appartement de Balzac.

L’hôtel particulier de la rue Fortunée (rue qui deviendra dès les années 1850 la rue Balzac, l’hôtel est aujourd’hui détruit). Balzac l’achète en vue du mariage avec Mme Hanska, avec l’argent de Mme, aussi. C’est là qu’il est mort en août 1850. L’écrivain était très fier d’y avoir un accès direct à l’église accolée.

Balzac et la réalité arrangée

[…] ma chambre que les curieux viennent déjà voir ici par curiosité donne sur des bois deux ou trois fois centenaires, et j’embrasse la vue de l’Indre et le petit château que j’ai appelé Clochegourde. Le silence est merveilleux. […]  Je quitte toujours à regret ce vallon solitaire.

l. à Mme Hanska

En comparant la vidéo de la vue par la fenêtre de sa petite chambre de Saché avec la lettre qu’il écrit à Mme Hanska, on peut voir que Balzac prend ses aises avec la réalité. Il y a des choses vraies (qu’on retrouvera écrites de la même façon à la fin du Lys  dans la vallée (les arbres centenaires, le vallon solitaire) ; mais point de château ni de vallée de l’Indre, qui se trouvent à 90° sur la gauche par rapport à cette vue. Balzac écrit là à Mme Hanska qui ne viendra jamais vérifier ce qu’il voit par sa fenêtre…

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