Recherche

BALZAC

(par de petites portes)

Tag

journalisme

Balzac et le journalisme

Honoré de Balzac est principalement connu pour sa Comédie Humaine, qui représente ses œuvres presque complètes en quelque sorte. Presque car il a écrit aussi une dizaine de pièces de théâtre (le summum étant à l’époque d’avoir du succès sur les planches, vous imaginez que l’écrivain dont l’une des volontés était d’illustrer le nom de Balzac se soit donc lancé dans l’écriture de pièces, (malheureusement il n’eut pas vraiment le succès escompté, et lorsqu’il s’en approcha, la révolution de 1848 vint faire avorter tout cela.)) Balzac et le théâtre, donc ; mais Balzac et le journalisme aussi puisqu’il a écrit environ 80 articles dans différents journaux de l’époque. A cet égard, on va voir dans le présent article que plusieurs choses vont caractériser les relations de Balzac avec le journalisme comme les années 1830 (c’est durant cette période qu’il aura le plus de relations avec ce milieu), ou comme le fait que souvent les journaux soient l’antichambre des romans ou nouvelles qui viendront composer la Comédie Humaine. Lire la suite

Balzac et Stendhal

« Le côté faible de cette œuvre est le style, en tant qu’arrangement des mots. […] Sa phrase longue est mal construite, sa phrase courte est sans rondeur. […] Je souhaite que M. Beyle soit mis à même de retravailler, de polir La Chartreuse de Parme. »

Balzac, septembre 1840, dans la Revue parisienne

Fin mars 1839, Stendhal (1783 – 1842) envoie un exemplaire de La Chartreuse de Parme à Balzac en écrivant : Si vous le lisez, dites-m’en votre avis bien sincèrement. / Je réfléchirai à vos critiques avec respect. (l. à Balzac, mars 1839) Balzac s’empresse de lire le roman et répond quelques jours plus tard La chartreuse est un grand et beau roman. Je vous le dis sans flatterie (l. à Stendhal, avril 1839).  Puis en septembre 1840 paraît dans la Revue parisienne un (très) long article, un modèle de critique, concernant cette Chartreuse de Parme ; article qui fait « rougir » Stendhal tant les louanges sont nombreuses. Balzac envie notamment les descriptions de batailles (il prévoit de consacrer une grande partie de sa Comédie Humaine aux scènes de la vie militaire, mais sur la vingtaine de textes prévus il n’en écrit que 2 : Les Chouans et Une passion dans le désert). Des louanges beaucoup, mais Balzac n’hésite pas à faire des critiques aussi, à donner son avis sur ce qu’il y a à améliorer comme l’y invite Stendhal. S’il s’agit, avec cette critique, du fait de gloire de leur relation, il ne faut pas oublier que Balzac s’intéresse très tôt à cet écrivain qu’il commence à lire dans les années 1820’ ; que De l’amour de Stendhal  influencera Balzac pour sa Physiologie du mariage ; qu’ils vont se rencontrer plusieurs fois dans le courant des années 1830’ ; que Balzac met même en scène son confrère dans les Contes bruns et lui rend hommage La Muse du département.

A voir :

Balzac, écrits sur le roman, textes choisis et annotés par S. Vachon, Livre de poche

L’article de Balzac sur La Chartreuse de Parme

Balzac et Théophile Gautier

Je travaille à La Chronique de Paris qui est maintenant dirigée par Balzac qui est un bon gros porc très plein d’esprit et très agréable à vivre.

(l. de T. Gautier à E. de Nully, 1836)

Parmi les amitiés littéraires chères et constantes de Balzac, on retrouve (outre Victor Hugo) le poète et romancier Théophile Gautier (1811-1872). C’est à la demande de Balzac que les deux hommes vont se rencontrer en 1835 (Jules Sandeau sera l’entremetteur) ; en effet le grand Honoré (il a alors déjà publié ses deux plus grands succès : La Peau de chagrin et Le Père Goriot) a lu Mademoiselle de Maupin (l’héroïne de Beatrix se nomme d’ailleurs Camille Maupin, en référence ?) et souhaite en rencontrer l’auteur. La rencontre se fait donc, puis Balzac propose à Gautier de collaborer à la revue La Chronique de Paris. Balzac a sollicité Gautier à l’occasion, l’invitant à faire avancer quelque projet ou lui demandant des poèmes (cf. La Tulipe dans Illusions Perdues), Balzac étant un piètre versificateur. Gautier, aurait essayé d’initier Balzac aux paradis artificiels dans les années 1840, mais Balzac, peu intéressé par la chose s’est cantonné au café comme drogue. Gautier est l’auteur d’une des premières biographies de Balzac.

Balzac et la caricature

50546_120374021650547_1075830755A la fin du XVIII, une nouvelle presse est inventée, la presse lithographique. Cette presse permet de faire des illustrations plus rapidement qu’avec les bois gravés. Les journaux satiriques vont notamment profiter de cette innovation proposant ainsi pléthore de caricatures. Honoré de Balzac est alors régulièrement la cible de ces caricaturistes ; il faut dire que son physique et son caractère sulfureux en font un bon sujet. Il faut dire aussi qu’il ne fait rien pour fuir la publicité. Il est souvent attaqué pour son physique ingrat et son hygiène de vie approximative. Pour se moquer de lui on le représente sans cou : on passe directement du corps à la tête. Il est aussi attaqué pour son côté mondain. Bling bling avant l’heure, on dit qu’il avait des boutons en or à sa redingote. Une canne avec un pommeau d’or et incrusté de turquoises fait beaucoup parler de lui, « Vous ne sauriez imaginer quel succès a eu ce bijou qui menace d’être européen. Borget qui est revenu d’Italie et qui ne disait pas être mon ami, me contait en riant qu’il en avait entendu parler à Naples et à Rome. Tout le dandysme de Paris en a été jaloux, et les petits journaux en ont été défrayés pendant 6 mois. » dit fièrement l’écrivain. Cette canne est sur-dimensionnée dans certaines caricatures, il est même résumé à sa canne sur l’une d’entre elles, une canne et un ventre, toujours…. Autre attribut le caractérisant, et que l’on retrouve dans les caricatures, sa robe de bure qu’il affectionnait pour ses longues journées de travail et qui est beaucoup plus confortable que la redingote qui le serrait.

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :