Mon nom est sur les listes de Paris pour la députation, […] J’espère ne pas être élu.

L. Mme Hanska 17 mars 1848


Votre Mougick n’aura pas eu plus d’une vingtaine de voix, ainsi cela vous donne la mesure de la sagesse des électeurs

L. Mme Hanska 29 avril 1848

Honoré de Balzac a plusieurs fois des lubies politiques. Il songe se présenter en 1832 à Chinon sous une étiquette légitimiste (les légitimistes ignorent alors le régime royaliste-bourgeois de Louis Philippe), mais avec la loi du cens, cela ne marche pas ; et puis c’est peut-être mieux ainsi car peut-être est-il en train de se faire manipuler. En 1848, il peut cette fois-ci se présenter aux législatives à Paris. Il est alors très connu comme écrivain, mais, comme les mines d’argent en Sardaigne, comme la plantation d’ananas en région parisienne, comme les journaux dont il est propriétaire, comme l’édition ou encore l’imprimerie, comme tout ce qu’il entreprend et qui n’est pas écrire, Balzac se fourvoie, n’obtient qu’un nombre ridicule de voix, et même s’il n’espérait pas être élu, cela doit quand même blesser une ambition bien affirmé comme la sienne.