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BALZAC

(par de petites portes)

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Rumeurs et idées mal reçues

Rumeurs et idées mal reçues : Balzac joueur ?

Balzac, on le sait, était criblé de dettes, dès moins de 30 ans. Non pas des dettes de jeu, mais des dettes d’entreprises mal gérées. Balzac n’était pas particulièrement joueur, bien qu’il écrive à Monsieur de Margonne le 9 juin 1847 Je me fais une fête de ces 2 jours de congé à Saché, je compte vous dépouiller de 1 fr. 50 au tric-trac et de 100 fiches au wisth. Ces sommes dérisoires ne lui permettraient même pas de rembourser quelque départ de dette. Mais il y a malentendu et persistance du malentendu, certaines personnes le pensant tout de même joueur comme une tante de Mme Hanska ; il se justifie : Relativement à v[otre] tante, j’avoue que j’ignore par quelle loi il se fait que des personnes aussi élevées croient d’aussi basses calomnies. Moi joueur ! […] Moi qui travaille, même ici ; 16 heures par jour, j’irais au jeu qui veut des nuits. C’est aussi absurde que fou. (L. à Mme Hanska 1836)

Rumeurs et idées mal reçues : Balzac écrit des pavés

Balzac fait partie (faisait, pour moi du moins, avant de connaître un peu mieux cette époque) de ces écrivains -un sac comprenant Hugo, Flaubert, Zola, Verne…- qui ont écrit des pavés assommants (parce que lu trop tôt ou bien parce que mal lu) et qui restent tels dans notre (le mien du moins) imaginaire littéraire.

Certes Balzac a écrit 91 textes pour sa Comédie Humaine ;

certes on connait Le Père Goriot, La Peau de chagrin, Eugénie Grandet ou Le Lys dans la vallée qui ne sont pas particulièrement courts ;

Certes Splendeurs et misères des courtisanes et Illusion Perdues sont eux particulièrement épais.

Mais parmi ces 91 textes se trouvent beaucoup (et même plus encore) de nouvelles qui sont souvent méconnues mais qui peuvent être de bonnes entrées (c’est à dire moins décourageantes) dans l’œuvre de Balzac. Par exemple, La Maison du chat qui pelote, quelques dizaines de pages, où on retrouve la façon de faire, la structure, souvent utilisée par Balzac : une longue mise en situation avec les fameuses descriptions de lieux, de personnages, puis l’histoire qui se développe et une fin en feu d’artifice. Citons aussi Le Curé de Tours, La Grenadière, L’Auberge rouge (qui est presque un roman policier) ou Louis Lambert.

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