Balzac n’est pas avare de bons mots. Personnage jovial, trop bavard, charmeur sûrement. On l’aime … ou pas. Je vis un petit homme rondelet, aux jolis yeux noirs, au nez retroussé, un peu cassé parlant beaucoup et très fort. Je le pris pour un commis de librairie. Paul Gavarni, dessinateur (1804 – 1866). Blagueur aussi, probablement. Cela se retrouve dans ses Contes drolatiques, dans romans, dans ses notes (même s’il n’en prenait pas beaucoup). Une chose qu’il aimait, c’était détourner les proverbes. Voilà quelques un de ses jeux de phrases :

• qui veut noyer son chien l’accuse de la nage! (Un début dans la vie)

• la pépie vient en mangeant! (La Rabouilleuse)

• Plus on est debout, plus on rit. (Un Début dans la vie) avec une variante à vérifier : Plus on est debout, plus on crie.

• Il ne faut pas couvrir deux lèvres à la fois. (Un Début dans la vie)

• Les mythes modernes sont encore moins compris que les mythes anciens, quoique nous soyons dévorés par les mythes. Les mythes nous pressent de toutes parts, ils servent à tout, ils expliquent tout. (La Vieille Fille)

Et puis d’autres encore qui seraient tirées de son carnet de notes ‘Pensées, sujets, fragmens’ :

• Il faut battre son frère tant qu’’il a chaud

• Qui perd ses dettes s’enrichie.

• Les bons comtes font les bons tamis

• Les voyages déforment la jeunesse

Et puis d’autres encore venues d’on ne sait où :

• Il faut avoir plusieurs cornes à son arbre.

• On est jamais trahi que par les chiens.

Et même la polémique, (parcourir ‘Pensées, sujets, fragmens’ pour vérifier) :

• Une femme montre plus promptement son cul que son coeur.

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