…Donc Balzac a un peu d’avance sur Sand en littérature. Et Sand admire les premiers textes de son confrère. Elle le considère comme un maître à étudier. Lorsqu’ils se rencontrent en cette année 1831, tous deux habitent Paris, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre (quai St-Michel et rue Cassini), se rencontrent chez l’un ou chez l’autre et ont alors des discussions littéraires animées. On est toujours en 1831 ; Balzac rencontre un énorme succès avec La Peau de chagrinil est impossible de la lâcher » en dit Sand). L’écriture de Balzac semble tellement la marquer que lorsqu’elle publie son premier roman  -écrit seule, Indiana en 1832-, elle est accusée, notamment par un homme de lettres, un certain Henri de Latouche, de pasticher Balzac : « Il voulait lire, il lisait, et à chaque page il s’écriait : « allons ! C’est un pastiche ; école de Balzac ! Pastiche, que me veux-tu ? Balzac, que me veux-tu ? » Il vint sur le balcon, le volume à la main, en me critiquant mot par mot, me démontrant par a plus b que j’avais copié la manière de Balzac, et qu’à cela je n’y avais gagné que de n’être ni Balzac ni moi-même. » (Hist. De ma vie)

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