Balzac fait partie (faisait, pour moi du moins, avant de connaître un peu mieux cette époque) de ces écrivains -un sac comprenant Hugo, Flaubert, Zola, Verne…- qui ont écrit des pavés assommants (parce que lu trop tôt ou bien parce que mal lu) et qui restent tels dans notre (le mien du moins) imaginaire littéraire.

Certes Balzac a écrit 91 textes pour sa Comédie Humaine ;

certes on connait Le Père Goriot, La Peau de chagrin, Eugénie Grandet ou Le Lys dans la vallée qui ne sont pas particulièrement courts ;

Certes Splendeurs et misères des courtisanes et Illusion Perdues sont eux particulièrement épais.

Mais parmi ces 91 textes se trouvent beaucoup (et même plus encore) de nouvelles qui sont souvent méconnues mais qui peuvent être de bonnes entrées (c’est à dire moins décourageantes) dans l’œuvre de Balzac. Par exemple, La Maison du chat qui pelote, quelques dizaines de pages, où on retrouve la façon de faire, la structure, souvent utilisée par Balzac : une longue mise en situation avec les fameuses descriptions de lieux, de personnages, puis l’histoire qui se développe et une fin en feu d’artifice. Citons aussi Le Curé de Tours, La Grenadière, L’Auberge rouge (qui est presque un roman policier) ou Louis Lambert.

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