Je travaille à La Chronique de Paris qui est maintenant dirigée par Balzac qui est un bon gros porc très plein d’esprit et très agréable à vivre.

(l. de T. Gautier à E. de Nully, 1836)

Parmi les amitiés littéraires chères et constantes de Balzac, on retrouve (outre Victor Hugo) le poète et romancier Théophile Gautier (1811-1872). C’est à la demande de Balzac que les deux hommes vont se rencontrer en 1835 (Jules Sandeau sera l’entremetteur) ; en effet le grand Honoré (il a alors déjà publié ses deux plus grands succès : La Peau de chagrin et Le Père Goriot) a lu Mademoiselle de Maupin (l’héroïne de Beatrix se nomme d’ailleurs Camille Maupin, en référence ?) et souhaite en rencontrer l’auteur. La rencontre se fait donc, puis Balzac propose à Gautier de collaborer à la revue La Chronique de Paris. Balzac a sollicité Gautier à l’occasion, l’invitant à faire avancer quelque projet ou lui demandant des poèmes (cf. La Tulipe dans Illusions Perdues), Balzac étant un piètre versificateur. Gautier, aurait essayé d’initier Balzac aux paradis artificiels dans les années 1840, mais Balzac, peu intéressé par la chose s’est cantonné au café comme drogue. Gautier est l’auteur d’une des premières biographies de Balzac.

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