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BALZAC

(par de petites portes)

Forcémment BALZAC, forcémment SAND, forcémment d’autres aussi (…PROUST…RABELAIS…Alain FOURNIER…)

dans leur géographie au Centre

c’est une résidence numérique,

C’EST PAR LÀ

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Rabelais, le maître, de tous, de Balzac aussi qui le cite régulièrement et le parodie dans Les Contes drôlatiques.

Rabelais

donc,

par la lorgnette

 

Rabelais

Romain Gary & Balzac

Balzac érigé en modèle d’écrivain pour le narrateur de La promesse de l’aube. Modèle de persévérance de travail. Modèle vestimentaire aussi.

« Je plaçais devant mois trois mille feuilles de papier blanc, ce qui était, d’après mes calculs, l’équivalent de Guerre et paix, et ma mère m’offrit une robe de chambre très ample, modelée sur celle qui avait déjà fait la réputation de Balzac. »

Romain Gary, La promesse de l’aube

Tentatives de Balzac

Journal des lectures : Illusions perdues (H. de Balzac)

NoTeS&PaRSeS

Illusions perdues. Un des monuments de Balzac. Certains voient dans le triptyque Vautrin (Le Père Goriot, Illusions perdues et Splendeurs et misères des courtisanes) la colonne vertébrale de La Comédie humaine.

Monument, donc

pavé aussi

évoquant le monde de la presse et de l’édition, et ce qui tourne autour, l’imprimerie, la fabrication du papier…

Pas tendre avec ça, le Balzac

Laissons aux libraires leur fatuité : jamais ils ne lisent de livres, autrement ils n’en publieraient pas tant !

ou encore

[…] rares comme un homme pur dans le journalisme.

Expert en aphorisme, il nous en délivre quelques autres tout au long du texte

L’avarice commence où la pauvreté cesse.

La conscience, mon cher, est un de ces bâtons que chacun prend pour battre son voisin, et dont il ne se sert jamais pour lui.

Considérations sur la symbolique, je vous l’abandonne, le mythe est si…

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Balzac et Sainte-Beuve

Une inimitié à l’origine du Lys dans la vallée

Si Le Lys dans la vallée est considéré par certains comme étant la rançon du Père Goriot -où l’on reprochait à Balzac d’avoir accordé trop de place à l’adultère ; dans une des préfaces du Père Goriot, il annonce qui fera le portrait « d’une femme vertueuse par goût » pour répondre aux demandes de ses lectrices-, la genèse du roman est surtout liée à Volupté écrit par Charles-Augustin Saint-Beuve et publié en 1834.

 Balzac a eu un pire ennemi littéraire : Sainte-Beuve.

Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869), critique littéraire sans concession et écrivain de romans et autres genres de textes.

Pour Balzac, les a priori sont plutôt bons,

au début  il fait des éloges,

Sainte-Beuve qui, personnellement m’est inconnu, est le modèle du critique consciencieux”. (l. à F. Buloz, 22 (?) août 1832),

cela ne va pas durer et leur relation va rapidement tourner au vinaigre.

Après la lecture de Volupté (paru donc en 1834) il note à Mme Hanska une impression mitigée :

Il a paru un livre très beau pour certaines âmes souvent mal écrit, faible, lâche, diffus, que tout le monde a proscrit, mais que j’ai lu courageusement et ou il y a de belles choses. C’est Volupté par S[ain]te-Beuve. […]Il y a dans ce livre de belles phrases, de belles pages ; mais rien. C’est le rien que j’aime, le rien qui me permet de m’y mêler.”

Balzac s’y mêle un peu trop, peut-être.

Et de son côté, Sainte-Beuve devient incendiaire dans les critiques des romans de Balzac, qui n’apprécie guère. Jules Sandeau (proche très très proche de l’écrivain tourangeau) aurait raconté à Sainte-Beuve, que Balzac, furieux que ce dernier ait écrit un article peu élogieux sur La Recherche de l’absolu, a jeté la revue en disant :

« Il me le paiera ; je lui passerai ma plume au travers du corps. Je referai Volupté. » (préface au livre de poche par G.Seisinger)

Et c’est ainsi que Balzac se lance dans son remake de Volupté : Le Lys dans la vallée.

L’inimitié entre les deux auteurs va perdurer, s’envenimer de petites phrases.

Sainte-Beuve refuse de manger le sel  avec Balzac chez Marie d’Agoult en 1841 car :

[…] manger le sel avec lui, c’est tout autre chose que de le rencontrer, c’est lui serrer la main, c’est abjurer, avouer les torts, c’est promettre de n’en plus avoir. Grâce, grâce pour cela, je ne suis pas si bon, si chrétien ». (Sainte-Beuve à Marie d’Agoult, 1841)

Balzac de son côté sort de la sphère privée et va jusqu’à évoquer les faiblesses d’écriture de son rival dans sa nouvelle Un Prince de la bohême (1840) :

– Ah ! ça, mon cher Nathan, quel galimatias (ndr : discours inintelligible) me faites-vous là ? demanda la marquise étonnée.

– Madame la marquise, répondit Nathan, vous ignorez la valeur de ces phrases précieuses, je parle en ce moment le Sainte-Beuve, une nouvelle langue française.

Puis toujours le même, enfonçant les mots

trop faux où la pensée [de Sainte-Beuve] est à l’état de germe, et qui le constituent l’inventeur du têtard littéraire: quel autre nom donner à ses embryons d’images flottant sur une mare de mots ? » (Revue parisienne, 1840)

ré-enfonçant sa plume dans l’ennemi :

La muse de M. Sainte-Beuve est de la nature des chauves-souris et non de celle des aigles. […] Sa phrase molle et lâche, impuissante et couarde, côtoie les sujets, se glisse le long des idées, elle en a peur ; elle tourne dans l’ombre comme un chacal”(Revue parisienne, 1840).

la tournant bien profond dans le corps de son ennemi, variant un peu

Cet écrivain à tentatives malheureuses compte peu de lecteurs chez nous. Il continue donc avec intrépidité le système littéraire auquel nous devons déjà des pages où l’ennui se développe par une variété de moyens dont il faut lui savoir gré. C’est un travail gigantesque que celui de varier l’ennui (Balzac, Lettres sur la littérature, le théâtre et les arts. II. Sur M. Sainte-Beuve à propos de Port-Royal », Revue parisienne, 25 août 1840).

Utilisant l’image du peintre

« M. Sainte-Beuve ressemble à un peintre fou qui voudrait nous faire prendre sa palette pour un tableau » (Balzac, Lettres sur la littérature, le théâtre et les arts. II. Sur M. Sainte-Beuve à propos de Port-Royal », Revue parisienne, 25 août 1840).

Quant

(car il y a un ‘quant’)

quant au Charles-Augustin,

Il n’est pas en reste, il charge  Balzac lui aussi :

« Quand je songe à cette quantité de mauvais romans par où il a commencé et par où il a fini, je ne puis m’empêcher de dire : Il a fallu au plus fécond de nos romanciers un fumier plus haut que cette maison pour qu’il y poussât quelques fleurs délicates, maladives et rares ; et maintenant qu’il n’y a plus de fleurs et qu’il n’en poussera plus, le fumier monte, monte toujours”. (Portrait littéraire, 1844)

Mais,

(car il y a ‘mais’)

les critiques de l’un de l’autre ne sont pas aussi tranchées qu’elles peuvent le paraître, Balzac reconnait donc quelques extraits de grâce dans Volupté, Sainte-Beuve admet chez Balzac, que…

Il y a toujours à distinguer, pour ne pas être dupe, entre l’école des vrais grands esprits et l’école des grands farceurs. Le mot est lâché. Balzac me paraît avoir été à cheval entre les deux. La part du charlatan qui s’exalte et qui se prend au sérieux est considérable en lui à côté de la vraie veine du talent.” (Sainte-Beuve dans Port Royal)

Et puis, avec Le Lys, Balzac à peut-être élargit le cercle de lecteurs de Volupté. Et permet à ce roman de connaitre une postérité peut-être immérité.

Contrairement à Balzac qui n’y entra jamais, Sainte-Beuve fut élu à l’Académie française le 14 mars 1844 en remplacement de Casimir Delavigne ; Victor Hugo qui, dit-on, vota onze fois contre lui, le reçut le 27 février 1845, et dans sa réponse, oublia de faire l’éloge du récipiendaire. Hum … hum …. Il faut dire que Sainte-Beuve avait été l’amant de sa femme Adèle … hum … hum …, même si lui (Victor Hugo) à ce moment (1830’) se tournait vers Juliette Drouet … hum … hum …. Il semble que Balzac aie assisté à cette cérémonie d’intronisation (ou d’ironisation).

Portrait de Balzac en géo-graphe (15) : LE VOYAGE DANS L’ŒUVRE DE BALZAC (5)

LES LIGNES DU MONDE - géographie & littérature(s)

Voyages imaginés & imaginaires

Honoré de Balzac écrit souvent sur des lieux qu’il connait, où il est passé. Mais pas que. Dans certains romans il évoque des régions qu’il n’a vraisemblablement fréquenté que dans les dictionnaires, atlas ou par ouïe dire. C’est par exemple le cas de L’Auberge Rouge (1831) et de Séraphîta (1835). Par l’ironie du sort, ce sont ici 2 pays qu’il a approché par la suite. Respectivement l’Allemagne et la Norvège observée depuis le bateau pour Saint-Pétersbourg.

Ces côtes de Norvège, Balzac doit donc les rêver sur la carte :

À voir sur une carte les côtes de la Norvège, quelle imagination ne serait émerveillée de leurs fantasques découpures, longue dentelle de granit où mugissent incessamment les flots de la mer du Nord ? Qui n’a rêvé les majestueux spectacles offerts par ces rivages sans grèves, par cette multitude de criques, d’anses, de petites baies dont aucune…

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Portrait de Balzac en géo-graphe (14) : LE VOYAGE DANS L’ŒUVRE DE BALZAC (4)

LES LIGNES DU MONDE - géographie & littérature(s)

Des lieux d’après des voyages réels

Balzac ne voyage que peu pour les besoins de ses romans. Il fait quelques très rares voyages de reconnaissance de terrain. Nous pouvons citer son premier roman qu’il a écrit sous le nom de Balzac : Les Chouans. Balzac se rend alors à Fougères, chez le Général de Pommereul, à l’automne 1828, pour travailler à ce roman dont le titre de l’édition originale est un peu à rallonge : Le Dernier chouan ou la Bretagne en 1800.

Relevons aussi qu’à l’été 1842, il se rend à Arcis sur Aube pour prendre des renseignements en vue de la rédaction du Député d’Arcis. Les voilà, principalement, ses voyages d’études.

De Pont-de-Ruan à La Grande Chatreuse

Plus souvent, c’est l’étude qui suit le voyage. Balzac voyage à Guérande, puis trouve cela bien d’y situer Béatrix. Il se souvient aussi du Croisic pour Un drame…

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Portrait de Balzac en géo-graphe (13) : LE VOYAGE DANS L’ŒUVRE DE BALZAC (3)

LES LIGNES DU MONDE - géographie & littérature(s)

Les modes de transports en communs dans La Comédie humaine

En diligence

À l’époque, le moyen de transport commun, pour les longues distances, est encore la diligence. Fatigant, Balzac le fait remarquer dans sa correspondance

Ma chère mère, je suis arrivé à bon port, mais horriblement fatigué. L’on demandait les passeports à tous les endroits où il y avait de la gendarmerie. Aujourd’hui, je suis reposé ; cependant, je me sens encore quelques contusions, principalement au bras gauche, il y a certains mouvements qu’il m’est impossible de faire. Mais enfin, je suis ici, bien reposé maintenant ; deux jours ont à peine suffi.

lettre à sa mère, Saché, 10 juin [1832]

Le déplacement en voiture à cheval est fréquent dans les romans de Balzac. Même s’il n’est pas forcément détaillé.

Un cas de voyage de ce type est curieusement utilisé et réutilisé. Dans La Rabouilleuse (où l’on se déplace pas mal entre…

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Portrait de Balzac en géo-graphe (12) : LE VOYAGE DANS L’ŒUVRE DE BALZAC (2)

LES LIGNES DU MONDE - géographie & littérature(s)

La Province, ou les modes de transports dans La Comédie humaine : A pied et à cheval

Au-delà de la Touraine, c’est une grande partie de la province française qui est présente dans les romans de Balzac. D’ailleurs notre écrivain intitule une des parties de sa Comédie humaineScènes de la vie de province. Mais certains romans d’autres parties se déroulent aussi dans cet espace entre capitale et frontières (voir encadré Rose des romans). La province présentée par Balzac dans son œuvre est principalement située dans la moitié nord de la France.

Si, pour la plupart des romans, l’action se déroule dans un lieu défini, le déplacement des personnages est assez fréquent, à un moment ou un autre de l’histoire. Bien souvent, néanmoins, ce déplacement est assez peu décrit.

Lorsqu’ils se déplacent, les personnages de Balzac vont à pied, à cheval (parfois) ou en calèche. Et parfois même en…

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